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Japteam - Nihongo

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Japteam - Nihongo
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20 janvier 2008

青い亀裂 - Faille Bleue

悲しみはなぜこんなに
あたしを魅了してやまない?
垢を落としたキレイな日々に
一瞬 永遠(とわ)の光見てた
Kanashimi wa naze konna ni
Atashi o miryou shite yamanai ?
Aka o otoshita kirei na hibi ni
Isshun, towa no hikari miteta
Pourquoi la tristesse me fascine-t-elle à ce point ?
Ce jour magnifique où j’ai jeté la saleté,
en un instant je regardais la lumière de l’éternité

ある日見てしまった
アイが彷徨っていたんだ
体を引き裂く 稲妻の重さで
そこに立ってた そこに立ってた
闇を彩る 青い亀裂
aru hi mite shimatta
ai ga samayotte itan da
karada o hikisaku, inanuma o omosa de
soko ni tatteta, soko ni tatteta
yami o irodoru, aoi kiretsu
Un jour, je l’ai vu, que l’amour s’était perdu
Et sous le poids de l’éclair, mon corps s’est déchiré en deux
Je me tenais debout là, je me tenais debout là
Elle colore les ténèbres, cette faille bleue qui.

背もたれにしがみついた
見落としてた 永遠の影
たまに少し泣きたいだけの
二人遊び 影遊びなの
semotare ni shigamu-tsuita
mi-otoshiteta, towa no kage
tama ni sukoshi nakitai dake no
futari asobi, kage asobi nano
Je me suis agrippée à la chaise
Je regardais par dessus, l’ombre de l’infini
C’est juste un jeu à deux, ce jeu de l’ombre
Qui te donne parfois envie de pleurer

繰り返す営みは
まるで切り取って貼り付けた
つぎはぎのようなもの ありあわせの布で
何度も重ね 何度も重ね   
古いほころび 癒えないままで
青い亀裂
kuri-kaesu itonami ha
maru de kiri-totte hari-tsuketa
tsugi ha gi no you na mono ari awase no nuno de
nando mo kasane, nando mo kasane
furoi hokorobi, ienai mama de
Cette vie qui se répête, c’est l’un dans l’autre comme un copié-collé
La suite, c’est une sorte d’imitation, un tissu en patchwork
Constamment empilé, constamment empilé
Une vieille déchirure, qui ne peut pas être recousue
Cette faille bleue.

ある日見てしまった
アイが彷徨っていたんだ
体を引き裂く 稲妻の重さで
そこに立ってた そこに立ってた
雨にうたれた 泣けないまま
aru hi mite shimatta
ai ga samayotte itan da
karada o hiki-saku, inanuma no omosa de
soko ni tatteta, soko ni tatteta
ame ni utarete, nakenai mama
Un jour, je l’ai vu, que l’amour s’était perdu
Et sous le poids de l’éclair, mon corps s’est déchiré en deux
Je me tenais debout là, je me tenais debout là
J’étais frappée par la pluie, incapable de pleurer

繰り返す営みは
まるで切り取って貼り付けた
つぎはぎのようなもの ありあわせの布で
何度も重ね 何度も重ね
古いほころび 癒えないままで
kuri-kaesu itonami ha
maru de kiri-totte hari-tsuketa
tsugi ha gi no you na mono ari awase no nuno de
nando mo kasane, nando mo kasane
furoi hokorobi, ienai mama de
Cette vie qui se répête, c’est l’un dans l’autre comme un copié-collé
La suite, c’est une sorte d’imitation, un tissu en patchwork
Constamment empilé, constamment empilé
Une vieille déchirure, qui ne peut pas être recousue.

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20 janvier 2008

Les niveaux de langue.

Le Japonais est une langue à nouveau de langage. On identifie en Japonais trois langages très précis dans les conservations :

-    Le langage familier (équivalent au tutoiement)
-    Le langage poli (équivalent au simple vouvoiement)
-    Le langage très poli (équivalent à très respectueux)
Et de vous donner tout de suite deux exemples concret à l’oral :

    Poli : Doko kara kitan desu ka ?
    どこから来たんですか?
    => d’où est-ce que vous venez ?
    Très poli : Dochira kara irasshattan desu ka ?
    どちらからいらっしゃったんですか?
    => d’où venez-vous ?
    Familier : Dokkara kita (no) ?
    どっから来た(の)?
    => tu viens d’où ?

    Poli : Gohan ha isshou ni tabemasen ka ? => Vous mangez avec nous ?
    Très poli : Gohan ha go isshou ni meshi agarimasen ka ? => Mangeriez-vous avec nous ?
    Familier (masculin): Meshi, issho ni kuwanai ? => Tu bouffes avec nous ?
    Familier (féminin): Gohan, issho ni tabenai ? => Tu manges avec nous ?

Un petit topo pour comprendre pourquoi les phrases changent tellement ?

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Le langage familier
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Il s’utilise avec les amis de son âge, les plus jeunes à l’école, la famille en général. Comme le langage familier en français, il ne consiste pas seulement à utiliser une forme simple du verbe qui équivaut au “tu” mais aussi à simplifier certains mots ou à rajouter des voyelles à d’autres.
On utilise la forme neutre du verbe ou futsuutai 普通体 (forme neutre) et on utilise parfois la forme la plus simple des mots.
Les particules sont parfois différentes : au lieu du ka か qui sert à poser une question, on met souvent no の ou même n’ ん.

Familier : Dokkara kita (no) ?
Le no の qui marque la question n’est même pas obligatoire, un peu comme en Français où on ne dit pas toujours “est-ce que” dans une question. Le verbe est à la forme la plus simple, la forme neutre (ici, neutre passé).
Au lieu de dire doko kara どこから ou simplifie en dokkara どっから.

Et histoire de compliquer le tout, il y a un langage masculin, plus vulgaire mais accepté, et un langage féminin, plus soigné. Une fille qui utilise le langage des garçons fera tomber la machoire d’horreur à celui qui l’entendra.
Familier (masculin): Meshi, issho ni kuwanai ?
Au lieu du verbe taberu 食べる (manger) on utilise sa forme vulgaire kuu 食う(bouffer). Au lieu du terme gohan ご飯 (le repas) on utilise directement meshi 飯 (la bouffe). C’est le même kanji, le premier en lecture chinoise ON et le deuxième en lecture japonaise KUN.
Familier (féminin): Gohan, issho ni tabenai ?
Comme c’est un système assez macho (et, de nos jours, peu respecté) les filles ne sont pas censé dire “bouffer” ou “la bouffe”. Elles utilisent gohan ご飯 (le repas) et la forme simple, neutre, du verbe taberu 食べる (manger).

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Le langage poli
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Le langage poli de base est celui qu’on utilise le plus souvent au Japon. On l’utilise pour s’adresser à des collègues de travail, des inconnus dans la rue, et c’est également celui qu’on conseille aux étrangers d’apprendre en premier puisque c’est celui qui est le plus utile dans un premier temps.

Le langage poli simple consiste à mettre les verbes à la forme polie ou teineitai 丁寧体 (forme polie). 
Poli : Doko kara kitan desu ka ?
On utilise la forme polie de da だ à savoir desu です qui signifie être. On utilise la particule ka か pour signifier que c’est une question.

Poli : Gohan ha isshou ni tabemasen ka ?
On utilise la forme polie du verbe taberu 食べる à savoir tabemasu 食べます (ici au négatif : tabemasen 食べません).

Le langage poli de base est assez simple. On a des verbes qui finissent en masu ます ce qui s’appelle le teineigo 丁寧語 et indique que la phrase est polie. C’est  à peu près la seule règle pour rendre le discours poli.

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Le langage très poli
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Aussi appelé Keigo 敬語 (langage poli), il comprend une infinité de “genres” de politesse tous plus fous les uns que les autres et chaque terme doit être soigneusement calculé sous peine de dire une monstruosité.

Sonkeigo 尊敬語: honorifique => s’utilise en parlant de son interlocuteur
Teineigo 丁寧語: masu, gozaimasu => rend le discours poli, obligatoire
Kenjougo 謙譲語: humble => s’utilise quand on parle de soi
Bikago 美化語: “beau mot” => s’utilise sur les mots

Très poli : Dochira kara irasshattan desu ka ?
On utilise le bikago 美化語 dochira どちら (quelle direction, quel endroit ) au lieu du simple doko どこ (où).
On utilise le sonkeigo 尊敬語 irassharu いらっしゃる (honorifique pour venir) au lieu de kuru くる (venir).

Très poli : Gohan ha go isshou ni meshi agarimasen ka ?
On utilise le bikago 美化語 go isshou ご一緒 au lieu du simple isshou 一緒.
On utilise le sonkeigo 尊敬語 meshi-agaru 召し上がる au lieu de taberu 食べる.

Et juste pour vous montrer comment on utilise l’humble et l’honorifique:

Watashi ga saki ni itadakimashita. Socchi mo meshiagatte kudasai.
J’ai mangé le premier. Vous aussi, mangez s’il vous plait.

On utilise la forme humble pour parler de soi donc itadakimashita 頂きました j’ai mangé (littéralement: j’ai reçu), et on utilise la forme honorifique pour parler de l’autre 召し上がって下さい mangez s’il vous plait.


En conclusion, vous aurez compris pourquoi on dit “itadakimasu” avant de manger quelque chose. C’est la forme humble de taberu (manger) et en gros ça veut dire “je mange” ou “je reçois le repas”.

20 janvier 2008

L'écriture.

Avant tout, pour aborder le japonais, il faut concevoir que c'est une langue presque hybride, qui mélange des sons et des symboles venus du chinois (et bien entendu japonisés) et des mots indigènes.

Le japonais est composé de deux alphabets syllabaires (hiragana et katakana) et d’une multitude d’idéogrammes appelés Kanji.

- LES KANJI -

Ils sont parvenus au Japon de Chine via la Corée. On les utilisait d'abord pour écrire tout le japonais (heureusement, quelqu'un a eu la gentillesse (la paresse ?) d'inventer les kana).

On dit souvent qu’il faut en connaître environ 3000 pour lire le journal mais, au programme de l’éducation nationale, figurent 1945 idéogrammes appelés jouyou-kanji ("idéogrammes d’utilisation commune") que tout le monde doit connaître pour être considéré comme lettré.

Les petits élèves japonais en apprennent 1006 en primaire et le reste entre le collège et le lycée.

Si on les compare à des mots, ça ne parait pas aussi difficile que ça mais c'est en fait une sacrée masse de travail, d'autant plus qu'il faut apprendre à les écrire et connaître les différentes lectures de ces Kanji.

Car, particularité effrayante du japonais, les idéogrammes ont presque toujours plus d'une lecture. On distingue deux "sortes" de lecture:
- lecture On : d'origine chinoise.
- lecture Kun : japonaise.

L'utilisation de ses lectures est, de façon générale et malgré quelques petites exceptions, la lecture On pour les mots composés de plus d'un kanji et la lecture Kun pour le kanji seul comme mot, ou dans un verbe.

Prenons pour exemple le mot "lune"月. Quand on parlera de la lune elle-même, on dira juste "tsuki" mais quand on voudra désigner la pleine lune, on parlera de "mangetsu"満月, getsu étant une des lectures chinoises du kanji lune.
Toujours pour le même kanji, il peut être lu "gatsu" quand il désigne le mois. Ainsi, le mois de janvier est appelé 一月 "ichi-gatsu" ou "mois numéro 1" voire "première lune".

Pour des raisons diverses et variées, parfois juste pour embêter les petits écoliers, certains kanji n'ont pas de lecture on ou pas de lecture kun, d'autres en ont une petite dizaine, juste comme ça.

Mais pas de panique, ceci n'est qu'une petite explication pour clarifier les choses. En général, il suffit d'apprendre un peu de vocabulaire pour retenir des mots en kanji - parfois, comme moi, on a vécu de longs mois sans s'en préoccuper et même si on écrit comme un enfant de 6 ans, on survit très bien.

- LES KANA -

Le terme "Kana" 仮名 désigne à la fois Hiragana ひらがな et Katakana カタカナ. Ces deux systèmes d'écritures sont des alphabets : chaque signe désigne uniquement un son.
Les deux alphabets comportent exactement les mêmes sons mais s'utilisent à des moments différents, dans des situations différentes.

- Les Hiragana

Ils sont beau, tout ronds, ils servent à compléter les verbes et les adjectifs, font des particules, en gros ils complètent les kanji, donnent la nuance aux phrases. Ce ne sont pas des lettres mais des syllabes (a-i-u-e-o, ka-ki-ku-ke-ko, sa-shi-su-se-so...)

Prenons le kanji préféré des Japonais : 食
Seul, le kanji 食 se lit "shoku" en lecture On et ne s'utilise pas seul - on parle de "shokuji" 食事 (=le fait de manger) pour désigner le repas par exemple.
Mais une fois quelques Hiragana ajoutés ("be" et "ru"), ce kanji devient 食べる "taberu" ou le verbe manger.

Quand vous apprenez le Japonais dans une école, on vous fera commencer par les Hiragana.
Les enfants les apprennent très souvent avant le CP.

- Les Katakana

Les Katakana sont plus raides et extrêmement amusant puisque leur usage moderne quasi-exclusif est de servir à écrire les mots étrangers, à 90% venus de l'anglais et déformés au possible pour rentrer dans la petite grille de sons japonais.

Notez par exemple que le son "si" n'existe pas, pas plus que le son "di" ou "L" et on se retrouve avec des déformations obligatoires:
シ-ト⋅ベルト Shiito Beruto = seat belt (ceinture de sécurité)
ラジオ Rajio = radio
ラップ Rappu = wrap (emballage plastique)

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